La mode sans toxiques

Au cours du mois d’avril 2012, les équipes de Greenpeace ont acheté des vêtements de 20 grandes marques du prêt-à-porter et les ont analysés. Les tests en laboratoire ont révélé que de nombreux vêtements contenaient des ethoxylates de nonylphénol. Cette substance toxique se dégrade en un composé encore plus dangereux, qui est aussi un perturbateur endocrinien.

Les risques directs pour la santé de ceux qui portent ces vêtements ne sont pas avérés aux niveaux de concentration détectés. Cependant, lorsqu’elles sont libérées dans l’environnement, ces substances chimiques ont de nombreuses répercussions sur la santé humaine et sur d’autres organismes. Les marques doivent donc cesser d’utiliser ces produits dangereux et les remplacer par des substituts plus sûrs.

Zara, premier vendeur mondial de vêtements, a pris hier l’engagement d’exclure l’ensemble des substances chimiques dangereuses de sa chaîne de production. Cette victoire arrive après 8 jours de pression publique. Elle appartient aux fashion addicts, aux militants, aux citoyens…

Les équipes de Greenpeace avaient engagé le dialogue avec Zara (et les autres marques du groupe Inditex), en 2011, afin de pousser la marque à éliminer les produits chimiques dangereux de sa chaîne de production et de ses vêtements…
C’est cette semaine (seulement!) que le géant de la “fast fashion” a enfin saisi l’urgence de résoudre le problème.

Zara s’engage aujourd’hui à renforcer l’application de sa politique d’interdiction des APEO (dont les nonylphénols mis en évidence dans les tests effectués par Greenpeace). La marque propose aussi un calendrier d’élimination à court terme des substances chimiques les plus dangereuses comme les PFC (perfluorochlorures) et les colorants azoïques (susceptibles de se dégrader en amines aromatiques cancérigènes).

http://blog.greenpeace.fr/toxiques/zara-a-entendu-lappel-a-une-mode-sans-toxiques

 

Share This Post